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RAISONS QUI MILITENT ENCORE À NOTRE AVIS EN FAVEUR
D'UNE AIDE ÉTRANGÈREretour
| Lorsqu’on arrive au centre de Puente Alto, banlieue sud de Santiago, on n’a pas l’impression d’être éloigné énormément de la modernité. Il y a des banques, des supermarchés, des hôpitaux presque comme dans le centre de Santiago. Néanmoins, à quelques kilomètres de là, à Casas Viejas, tout change. Des chemins en terre, des maisons, voire des cabanes, précaires dans des terrains vagues et des gens visiblement pauvres font oublier l´impression de modernité et de prospérité. C’est un des sites dans lesquels oeuvre FUNCASE, une ONG chilienne qui s’efforce de donner une éducation, un accompagnement et des formations aux plus pauvres et démunis. |
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Même si le Chili a aujourd'hui un développement économique favorable, il y a une minorité qui est exclue des bénéfices de la croissance. Le contraste entre Casas Viejas et le centre ville de Puente Alto n’est autre chose qu’une des expressions de l’énorme inégalité au Chili. En effet, le Chili figure parmi les pays ayant la pire distribution des revenus au monde. Sans compter les subventions payées grâce à la politique sociale, les 10 % les plus riches gagnent presque 40 fois ce que gagne les 10 % les plus pauvres de la population. En incluant ces subventions, la proportion diminue un petit peu, de 40 à 30. Néanmoins, malgré tous les efforts pour combattre cette situation, 21 % de la population vit encore dans la pauvreté, dont 6 % dans la pauvreté extrême. |
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| Même si les politiques sociales et éducatives se sont améliorées depuis la fin de la dictature, un groupe important reste exclu d’une éducation suffisante pour vivre dignement dans le Chili contemporain. L’Etat chilien a certes amélioré les instruments de la politique sociale depuis le retour à la démocratie en 1990. Cependant, la combinaison entre des services de base de l’Etat et une forte présence des entreprises privées dans les secteurs de la santé et de l’éducation ne fonctionne pas pour tous. En effet, il y a des groupes de population qui passent entre les mailles du filet social, l’Etat étant dans l’incapacité matérielle de répondre à l’ensemble des besoins et les entreprises privées étant préoccupées avant tout par la logique du profit. Pour les familles démunies, l’accès à l’éducation, à un habitat digne et aux services sociaux reste donc problématique, voire impossible. Même si les services existent, ils ne sont souvent pas utilisés par les nécessiteux, faute d’information ou de moyens pour exprimer leurs besoins. Il s’ensuit que nombreux sont les exclus, les désespérés, dont la seule chance de survie passe par des expédients, tels que la mendicité, le vol, la prostitution, le commerce de la drogue, l’alcool, la consommation de drogue, etc. Une partie de la population de Puente Alto et Casas Viejas (lieux principaux d’action de FUNCASE), est dans cette situation. Des projets suivant une logique sociale sont donc absolument nécessaires pour compenser ce manque. En outre, le marché du travail devient de plus en plus exigeant. Si il y’a quelques décennies, la seule éducation secondaire complète ouvraient beaucoup de portes, aujourd’hui elle ne permet plus d’accéder qu’à des postes relativement simples, souvent précaires et mal payés. En plus, il est nécessaire d’avoir des aptitudes favorables au travail (sens des valeurs, confiance en soi, connaissances professionnelles). Cette éducation des valeurs, de préparation au marché du travail et à la vie en société est donc une autre tâche fondamentale nécessaire. |
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Faire des projets de développement au Chili, c’est aussi rompre l’isolement des plus pauvres face aux changements de la société et des marchés Un autre facteur encore qui joue contre les familles les plus démunies est leur isolement. Tandis que pendant les années de la dictature, de nombreuses Organisations Non-Gouvernementales faisaient de leur mieux pour rompre cet isolement sous les conditions difficiles de la répression, la plupart de ces organisations n’ont pas survécu à la baisse des financements externes survenue après la fin de la dictature. D’un autre côté, la dictature a affaibli durablement les groupes sociaux qui existaient au Chili, tels que les syndicats, les groupements de voisins, et les coopératives. Il s’ensuit que les plus pauvres n’ont guère de possibilité de se faire entendre. Ils n’ont pas de voix politique ni de réseaux pour explorer l’accès à des aides de l’Etat, qui théoriquement pourraient être disponibles. |
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| Les actions que FUNCASE entreprend s’inscrivent dans ce contexte. Implantée au milieu de ces populations elle se préoccupe, par une approche intégrée, de les approcher, de les toucher, en tentant de leur donner les moyens de s’intégrer dans la société. Le centre de l'action : Puente Alto
Le rôle d'une ONG :
Depuis ses origines à Puente Alto, l'action de FUNCASE s'est étendue. Aujourd'hui la fondation est présente entre les villes de Los Angeles (600 km au sud de Santiago) et Villa Alemana (100 km au nord de Santiago). |
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